Friches : nouveaux enjeux, nouveaux usages - Le Blog du Foncier

Friches : nouveaux enjeux, nouveaux usages

Zero artificialisation nette, préservation des fonciers agricoles et naturels …le foncier n’est plus un bien consommable, mais une ressource précieuse à utiliser avec discernement.

Dans ce contexte, les friches apparaissent plus que jamais comme un véritable levier pour répondre aux besoins en logements, accueillir de nouvelles entreprises, réaliser les équipements nécessaires tout en préservant les espaces naturels et agricoles.

Néanmoins toutes les friches ne peuvent pas se transformer en projets urbains soit parce qu’elles sont mal positionnées, parce que leur bilan est trop déficitaire, ou parce qu’elles sont grevées de servitudes qui bloquent tout développement (risques PPRI, PPRT).

Aujourd’hui, la pression environnementale, énergétique, le changement du regard que l’on porte sur ces friches en font des espaces de « projets alternatifs » qui fleurissent ici et là : plate-forme de fertilisation des sols, compensation environnementale, sites de production d’énergies renouvelables, offre culturelle et de loisirs très appréciée des habitants, voire offre économique transitoire pour des usages à faible valeur ajoutée…

Si la recherche d’un équilibre économique (ou du moins la réduction des déficits ) reste une clé du redéveloppement des friches, l’évolution du contexte sociétal conduit à valoriser de manière croissante les externalités directes et indirectes liées à leur réutilisation parmi lesquelles :

  • les bénéfices socio-économiques (création d’emplois…) ;
  • les bénéfices sociétaux (bien-être, santé…) ;
  • les bénéfices environnementaux (gestion sanitaire, biodiversité…) ;
  • les services écosystémiques générées

Dans ce contexte, les propriétaires publics ou privés de friches « hors marché », ou à défaut, les collectivités concernées par la présence de tels sites, ont tout intérêt à estimer leur potentiel de développement pour des usages alternatifs.

Malheureusement, il n’existe pas de méthodes partagées pour évaluer leur potentiel et réaliser des premiers arbitrages en termes d’usages d’un site.

Le CERF, dans le cadre du projet régional IDfriches et avec l’appui du BRGM, s’est saisi de cette question pour apporter des premiers éléments méthodologiques permettant d’estimer les trajectoires alternatives d’un site en fonction d’un certain nombre de critères propres à chaque usage et des caractéristiques intrinsèques du site (taille, proximité des infrastructures, disponibilité, patrimoine, présence d’espèces protégés…).

Ce travail, en cours de réalisation,  est accessible sous formes de fiches consultables sur les sites du CERF et d’IDfriches :

usages alternatifs